Home Matos et accessoires Réussir sa prépa, chapitre 3 : les suspensions

Réussir sa prépa, chapitre 3 : les suspensions

Elément modifié en priorité par les aficionados du tout terrain, la suspension demande la plus grande attention dès lors qu’il s’agit de préparer son Land. Qu’il s’agisse de franchissement, de raid ou tout simplement d’un renforcement, la suspension offre de multiples possibilités de choix.

Garante du contact au sol des roues, la suspension est principalement formée d’un ressorts à lames ou hélicoïdaux qui se déforment et absorbent l’énergie engendrée par les chocs, et d’amortisseurs qui contrôlent les oscillations de ce dernier. A partir de cette base, il existe plusieurs modifications possibles du système pour le rendre plus performant en fonction de l’usage que l’on fera du véhicule.

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En raid, le Land étant plus lourd du fait de son chargement (réservoir supplémentaire, treuil…), il faut l’équiper d’une suspension plus «dure» afin de résister aux chocs à vitesse élevée et surtout de limiter son affaissement. Pour ce faire, il faut combiner des ressorts plus rigides, avec des amortisseurs renforcés. De nombreux adeptes du raid doublent le nombre d’amortisseurs par roue limiter l’échauffement de l’huile et leur assurer une bonne rigidité, mais cette méthode est contestée par plusieurs préparateurs qui considèrent qu’une fois sur deux, ce système casse. Les trains sont en effet alors moins mobiles et les fixations d’amortisseurs peuvent s’arracher.

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En ce qui concerne le franchissement, le but principal est d’augmenter la hauteur de caisse. Les accessoiristes rivalisent d’ingéniosité pour garantir une plus grande capacité de franchissement au véhicule. Du «Plus 5» au «Plus 12», chacun y va de son commentaire sur les rassemblements en matière de hauteur de caisse en centimètres. La dénomination «Plus 5 cm» signifie que les ressorts adaptables convoités sont cinq centimètres plus hauts que les modèles d’origine. En théorie, cela devrait faire gagner 5 cm au véhicule en hauteur, mais rappelons-le, les ressorts plus longs ne font pas gagner de garde au sol, il ne font grimper que la caisse. Si l’on achète des ressorts « + 5 cm » souples et que l’on monte ensuite un treuil, la rehausse ne sera que de 2 ou 3 cm. Dans ce domaine, une fois qu’un élément est modifié, il faut penser à équilibrer l’ensemble, en modifiant les jambes de force ou les tirants de pont, en utilisant des arbres de transmission dont les cardans supportent des angles de travail plus importants. Par ailleurs, des pneus plus hauts que les modèles montés d’origine peuvent aussi faire gagner quelques centimètres. Attention, une rehausse de «plus 15 cm» modifie l’angle de chasse du train avant et peut rendre le véhicule inconduisible. Une alchimie qu’il ne faut pas prendre à la légère si on ne veut pas casser une mécanique bien rodée.

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La suspension d’origine d’un Defender est très bonne pour le franchissement. En revanche si on veut rehausser légèrement le Land pour améliorer ses angles de franchissement en changeant les ressorts, il vaut mieux opter pour des modèles souples qui facilitent les passages en croisements de ponts et permettent ainsi une meilleure motricité. Attention, dans cette configuration, le véhicule risque d’être sujet à un important roulis.

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Le secret est dans le cône

Le problème lorsque l’on pratique une rehausse importante, c’est que cela augmente tellement les capacités de débattement qu’il se peut que la tête des ressorts sorte de son logement, sans qu’elle puisse y retourner lorsque le pont revient à l’horizontale. Le ressort ainsi déboité peut subir des dommages et surtout, n’opère plus son travail de suspension. Pour parer à cela, il convient d’installer des cônes anti-déboîtement, qui plongent depuis l’intérieur de l’aile dans le haut du ressort et le guident après un débattement important pour qu’il se remette en place.

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Coude à coude

Augmenter sa suspension de façon importante en gardant les jambes de force et tirants de pont d’origine présente un défaut majeur, celui de faire pivoter le pont avant vers l’avant et le pont arrière vers l’arrière. La transmission de puissance et la lubrification des engrenages se font alors beaucoup moins bien, ce qui augmente le risque de casse, et la direction se trouve faussée. Ce problème se résout en montant des jambes de force et tirants de pont coudés, dont les points de fixation présentent un angle qui compense celui créé par la rehausse et remettent les ponts dans leur configuration d’origine.

Réussir sa prépa, chapitre 1 : le moteur Chapitre 2 : les roues Chapitre 3 : les suspensions Chapitre 4 : la transmission Chapitre 5 : l’aménagement intérieur Chapitre 6 : les accessoires extérieurs Réussir sa prépa, chapitre 7 : les treuils La rehausse dans les règles Le cahier des charges de la prépa réussie

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