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Essai occasion : le Discovery Series II, un modèle à ne pas manquer

Land Rover Discovery.

Commercialisé de 1998 à 2004, le Discovery Series II est un Land équipé de technologies toujours d’actualité et doté de niveaux de finition plus que corrects. Ses prix sur le marché de l’occasion le rendent aujourd’hui abordable à tous, d’autant que ce véhicule a, en général, bien vieilli.

Trouver un Discovery Series II d’occasion n’est pas chose impossible et à des prix qui, selon les modèles, deviennent enfin abordables. A son lancement, à l’automne 1998, le Discovery Series II bénéficiait de 720 modifications par rapport à son prédécesseur, avec un remodelage extérieur mais aussi intérieur. 85% de ses pièces étaient nouvelles, et l’électronique embarquée était là pour aider le conducteur dans les conditions difficiles, mais aussi assurer la sécurité de ses passagers. C’était un nouveau véhicule, mais qui gardait les principaux traits de son prédécesseur, jusqu’à la fin de sa carrière en 2004.

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Le Disco Series II était équipé du nouveau moteur Diesel 2,5 l Td5, posé en même temps sous le capot du Defender, mais il développait 138 ch au lieu de 122. Côté essence, on retrouvait le bon gros V8 4,0 l Rover de 185 ch, amélioré mais toujours glouton et assez rare en France. A la manière du P38 pour les Range Rover, le Discovery Series II marquait une certaine montée en gamme par rapport à la génération précédente, aussi bien en luxe qu’en technologie à bord. Une caisse redessinée, deux motorisations sympathiques, une suspension pneumatique à l’arrière en option, de l’électronique pour aider à la conduite (route et tout terrain) et assurer une sécurité optimale, sans compter un espace de vie plutôt confortable, voilà ce qu’est le Discovery Series II et c’est ce qui fait son intérêt aujourd’hui à l’occasion.

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Malgré tout, il n’était pas exempt de défauts de conception, à inspecter soigneusement avant de considérer un achat éventuel. Quelques modèles de moteurs Td5 ont eu un défaut de culasse, qui se fissurait au niveau de la soupape d’échappement et provoquait soit une pénétration de liquide de refroidissement dans le moteur provoquant une mayonnaise infâme susceptible de casser le moteur par manque de lubrification, soit une surpression dans le circuit de refroidissement risquant d’entraîner l’éclatement d’une des durites souples. Ces deux cas, s’ils se sont produits, ont forcément nécessité l’immobilisation du Land pour intervention, soit en réparant ou en changeant la culasse. Dans le cas d’une réparation, assurez-vous que celle-ci a été bien faite, et, pour commencer, vérifiez l’existence de la facture.

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Il faut aussi contrôler visuellement la culasse sur le moteur, en n’hésitant pas à se salir les mains en les passant le long de son joint. Il existe aussi des véhicules dont la vanne EGR a été retirée, suite à un encrassement entraînant un manque de puissance, pour adapter à la place un kit de substitution. Méfiez-vous des habitacles moteur et des blocs trop propres : il peut être utile de refaire un contrôle après essai du Land, pour voir si une fuite a fait son apparition entre temps. Les personnes qui ont acheté un de ces Discovery au moment de sa sortie l’ont certainement utilisé plus sur la route qu’en tout terrain : si cela épargne une certaine fatigue de la transmission, vérifiez en revanche celle du moteur et plus généralement si le véhicule n’a pas été trop usé sur l’autoroute.

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Si votre choix se porte sur un des premiers Discovery Series II et que votre souhait est de l’utiliser en tout terrain, gardez à l’esprit que ce modèle est souvent dépourvu de blocage de différentiel central. En effet, fiers de leur aide électronique à l’adhérence ETC (livrée de série avec l’ABS), les ingénieurs anglais n’ont pas jugé utile de doter le Disco de cet outil pourtant fondamental en tout terrain. Il était pourtant possible de rajouter cet équipement par la suite. Cependant, cette possibilité, pour intéressant qu’elle soit, se complique au fil des évolutions de ce Land et, dans les dernières versions, demande même de changer le carter de la boîte de transfert. Si le propriétaire actuel du Disco vous vante donc cette modification, demandez-lui de préciser si elle a été faite par un garagiste spécialisé ou non.

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Sur un Discovery Series II, d’autres points sont à surveiller. Suite à des problèmes de volant moteur, l’essentiel de la production a dû être traité. Une intervention sur les pignons de pompe à huile a parfois dû être faite : démontage, nettoyage, remontage avec du frein filet puissant résistant à l’huile et resserrage au couple. Il a également été constaté, sur les premiers modèles, que l’axe de régulateur de pression du turbocompresseur pouvait se gripper et que les injecteurs pompe montrent des dysfonctionnements de l’électrovanne ou une baisse de pression. Par la suite, il est arrivé que d’autres soucis apparaissent, comme un risque de fuite de gasoil au dessus du démarreur, pouvant détruire le vernis du bobinage et du solénoïde, entraînant un dysfonctionnement du démarreur puis la panne. On retrouve également le même défaut que sur certains Defender Td5 au niveau de l’huile moteur qui remonte le faisceau électrique par capillarité jusqu’au calculateur électronique. Si le nettoyage n’a pas suffi, le changement du faisceau, voire du calculateur, peut se révéler obligatoire.

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Si ces défauts sont connus sur le Disco Series II, il faut également penser à d’autres problèmes potentiels plus génériques, comme l’état des caoutchoucs d’un toit ouvrant ou le niveau d’usure de la sellerie. Véhicule encore récent, un Disco de cette génération doit avoir une carrosserie exempte de reproches ; pensez tout de même à vérifier les charnières de la porte arrière, qui soutient la roue de secours. Confortable et familial, le Discovery Series II trouve parfaitement sa place en application piste, sur un raid. A l’aise en franchissement, mais peu modifiable, il permet de belles escapades tout terrain. A moindre coût, ce Land d’occasion peut donc tout aussi bien devenir le véhicule principal d’un foyer comme une « machine à voyager » pour laquelle les accessoires adéquats se trouvent facilement. Point non négligeable, partageant de nombreuses pièces moteur et de transmission avec le Defender Td5, son coût d’entretien n’est pas des plus indécents. Pour toutes ces raisons, le Discovery Series II est définitivement l’une des bonnes affaires du moment.

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Lire un châssis de Discovery Series II

Identification des châssis

SAL/LT/G/M/8/7/X/A/123456

SAL : nom du constructeur (Groupe Rover)

LT : modèle Discovery Séries II

G : empattement standard 100 pouces

A : finition pour le marché japonais

M : carrosserie cinq portes

8 : motorisation (1 : moteur essence V8 4l pour l’Australie, 2 : moteur essence V8 4l pour l’Union Européenne et le Japon, 3 : moteur essence V8 4l pour le reste du monde, 7 : moteur diesel Td5, 8 : moteur diesel Td5 pour le Royaume-Uni, 9 : moteur diesel Td5 pour l’Australie, l’Union Européenne et le Japon)

7 : conduite (3 : conduite à droite, boîte automatique, 4 : conduite à gauche, boîte automatique, 7 : conduite à droite, boîte manuelle, 8 : conduite à gauche, boîte manuelle)

X : année du modèle (X : 1999, Y : 2000, 1 : 2001, 2 : 2002, 3 : 2003)

A : lieu de construction (A : construit à Solihull, F : construit à l’étranger avec des pièces fabriquées à Solihull)

123456 : numéro de série à 6 chiffres

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L’entretien du Discovery Series II

Huile : Contrôler une fois par semaine et plus si le véhicule roule sur autoroute à vitesse soutenue, faire un complément si nécessaire. Vidanger tous les 20 000 km, tous les 10 000 km en cas de tout terrain. Utiliser en France une huile de synthèse ou semi synthèse d’une viscosité 10W30 ou 10W40 pour les motorisations essence et Diesel.

Boîtes de vitesses, ponts et différentiels : vidanger tous les 40 000 km.

Liquide de frein : Contrôler une fois par semaine en ajouter si nécessaire. Faire le complément tous les 40 000 km ou 24 mois. Remplacer le liquide tous les 80 000 km. Utiliser du liquide DOT 4.

Liquide d’embrayage : un coup d’œil, compléter si nécessaire, vidanger tous les 2 ans.

Huile ACE : Contrôler une fois par mois en ajouter si nécessaire, vidanger tous les 40 000 km et changer le filtre du circuit hydraulique.

Liquide de refroidissement : Contrôler une fois par semaine compléter si nécessaire. Changer tous les 60 000km ou 36 mois.

Liquide lave-glace : Contrôler une fois par semaine en ajouter si nécessaire.

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