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Essai: Range Rover Evoque P200 S R-Dynamic 2019

Nous avons testé le nouveau Range Rover Evoque en version essence, sur route et en tout terrain, en configuration P200 S R-Dynamic. Plus habitable, plus confortable et avec toujours autant de « sex appeal », cette deuxième génération 2019 gomme presque tous les défauts du premier Evoque…

Il est toujours très délicat pour un constructeur de renouveler un modèle symbolique de sa gamme. L’Evoque de première génération avait marqué les esprits à sa sortie en 2011 et inventé une nouvelle niche du secteur automobile : le SUV compact premium. Il était aussi devenu le best seller de la marque pendant plusieurs années. Depuis les concurrents ont réagi et pour cette deuxième génération il fallait que Land Rover trouve le bon équilibre entre continuité et changement, pour plaire –une fois de plus- au plus grand nombre.

Esthétiquement, le résultat est exemplaire : avec des dimensions presque exactement identiques (l’empattement a pris 2 cm de plus, mais les longueur/largeur/hauteur restent inchangées) l’Evoque 2019 garde les mêmes proportions. Pourquoi changer une équipe qui gagne en effet ? Toujours aussi râblé et élégant, de loin on pourrait presque le confondre avec son prédécesseur. Pourtant, en se rapprochant on réalise très vite que tout a changé : si le premier Evoque était plutôt agressif avec des traits taillés à la serpe, cette deuxième génération reprend le style développé par Gerry McGovern sur le Range Velar. La carrosserie est lissée au maximum sur les flancs avec l’aide des poignées de portes rétractiles (une première sur se segment), la face avant est polie comme un galet mais garde une forte présence grâce aux feux très effilés, et l’arrière très court se voit élargi visuellement par le bandeau qui rejoint les feux arrière. Cette génération abandonne donc le style brut de décoffrage des débuts pour devenir plus proche d’un objet de design contemporain.

Un habitacle au dessus du lot

Le nouvel Evoque évolue encore plus profondément dans son habitacle. Tout d’abord Land Rover a fait des progrès en matière de finition, et les références allemandes ne sont pas loin. Mais c’est surtout le style qui impressionne ! Là, le petit range ne doit rien à personne et continue de proposer un intérieur à nul autre pareil : chic avec ses revêtements novateurs et de bon goût (à base de cuir ou de fibres végétales…), moderne avec ses deux (voir trois) écrans numériques grand format qui épurent la console centrale, original avec les combinaisons de finitions presque infinies, et relativement spacieux vu sa taille. Le défaut numéro 1 de l’Evoque a effectivement été corrigé grâce aux 2 cm gagnés sur l’empattement : les places arrière se font plus accueillantes et le coffre gagne 10 % de capacité, tandis que les espaces de rangement grandissent et se multiplient.

Bref, on voyage mieux à bord de cette deuxième génération, d’autant que sa dotation technologique soigne aussi le confort à bord. Dans la liste d’option longue comme le bras, nous vous conseillons vivement le rétroviseur ClearSight rear View (voir plus bas), le système d’écrans Touch Duo Pro qui mêle habilement fonctions tactiles et boutions « physiques » ainsi que… le toit vitré si vous êtes un peu claustrophobe. Le levier de vitesses « traditionnel » qui remplace la molette rotative sera également apprécié par bon nombre de conducteurs. Les plus technophiles (ou ceux qui ont envie de prendre des chemins avec leur nouvel Evoque) choisiront en plus le ClearSight Ground View. Cette aide électronique reproduit sur l’écran central l’image du terrain juste devant les roues et sous le capot (une image extrapolée à partir de 3 caméras placées à l’avant), ce qui permet de placer les roues au millimètre. Très utile en tout terrain, mais aussi en ville pour ne pas abîmer les jantes…

Sur la route et en tout terrain : encore du mieux

Si on peut passer un bon moment à tourner autour du nouvel Evoque pour admirer sa plastique, il faut tout de même savoir « ce qu’il a dans le ventre » au volant. Land Rover annonce en effet que cette deuxième génération repose sur une toute nouvelle plateforme, adaptée à l’hybridation légère MHEV (comme sur le modèle que nous avons essayé) ou complète (un modèle hybride rechargeable PHEV sera commercialisé dans quelques mois). Pour le reste, l’Evoque est toujours propulsé par les blocs Ingenium et la boîte automatique à 9 rapports de chez ZF. Dans cette version P200 le moteur thermique (4 cylindres, 2 litres et 200 ch) est ainsi secondé par un petit moteur électrique lors des démarrages. Il est alimenté par une batterie qui se recharge lors des freinages (voir schéma). Cet Evoque nous a d’abord agréablement surpris par son confort de roulement accru : l’insonorisation est excellente et les suspensions un peu plus souples qu’auparavant. Un bonheur pour les vertèbres à basse vitesse ou sur les raccords, sans que cela ne perturbe la tenue de route à vitesse élevée.

L’Evoque est toujours aussi sûr et efficace, mais sa nouvelle plateforme technique ne l’a pas transformé en sportif. Il reste lourd (près de 2 T en ordre de marche) ce qui nuit à son agilité mais aussi à ses consommations. Si l’hybridation légère le rend agile en ville aux accélérations, sur route il s’exprime mieux avec une conduite « coulée ». La boîte automatique est d’ailleurs parfaitement au diapason et n’aime pas être brusquée, elle non plus. Le bloc 200 ch essence se montre en tout cas suffisant pour un usage au quotidien ; il se fait discret, avec comme tous les blocs modernes suralimentés une montée en régime régulière mais un certain manque de caractère. En tout terrain, cette deuxième génération hérite (en option) du Terrain Response 2, qui propose un mode de fonctionnement automatique. L’Evoque, grâce à son électronique de pointe, est de toute façon toujours à l’aise sur les chemins qu’ils soient plats, en dévers ou même fortement inclinés. Si le Terrain Response compense les faibles croisements de ponts, ses limites restent sa monte pneumatique sur terrain glissant et sa garde au sol relativement faible. Mais il reste indéniablement très au dessus des capacités de ses concurrents.

Bilan : toujours tout seul…

En 2011, le premier Evoque faisait figure d’extra-terrestre avec ses lignes de prototype. Huit ans plus tard, il n’est plus tout seul sur le marché mais aucun concurrent n’arrive à proposer un tel cocktail : style extérieur osé et haut de gamme, habitacle moderne et accueillant, capacités de très bonne facture sur route et inégalées en tout terrain. Revers de la médaille, son châssis très rigide conçu pour le 4×4 impose un poids élevé (300 kg en plus que ses concurrent environ) et des consommations à l’avenant. Et ses tarifs restent objectivement élevés… ce qui n’a pas empêché le premier Evoque de très bien se vendre ceci dit !


Un rétroviseur « magique » vraiment utile

Les constructeurs automobiles rivalisent d’ingéniosité pour inventer de nouveaux gadgets plus ou moins utiles. Le nouvel Evoque inaugure ainsi un rétroviseur intérieur novateur, puisqu’il fonctionne « à l’ancienne » comme un miroir, mais qu’il peut aussi afficher (car c’est également un écran HD) l’image filmée en direct par une caméra située sur le toit du 4×4. L’intérêt ? Quand 2 ou 3 passagers occupent la banquette arrière ou que le coffre est rempli jusqu’au toit, la rétrovision arrière est habituellement bloquée… Pas avec le système ClearSight Rear View, qui permet donc au conducteur de voir toujours ce qui se passe derrière son Evoque ! Le passage du mode classique au mode caméra est très simple, et l’image affichée par le système est à la fois plus claire et plus large que celle du mode miroir. Comme le montrent nos photos, on voit par exemple bien mieux les deux-roues arriver sur les côtés avec le système en marche. Bref, ce « gadget » n’en est pas un et se montre utile dans la conduite au quotidien. Seul petit bémol, l’œil doit, dans cette configuration, « faire le point » en passant de la vision à travers le pare-brise à celle vers le rétroviseur. On s’y habitue assez vite.

 


Les prix, les équipements

Evoque P200 S R-Dynamic BVA (2019) 51 150 euros

Couleur Seoul Pearl Silver 935 euros

Jantes 20″ style 5079 1680 euros

Sièges cuir Windsor perforé Eclipse/Ebony 3565 euros

Volant suedine 484 euros

Écrans Touch Duo Pro 403 euros

Toit panoramique fixe 1482 euros

ClearSight Rear View 415 euros


Fiche technique

Range Rover Evoque P200 S R-Dynamic BVA (2019)

Motorisation

Type Essence, Ingenium L4

Cylindrée 1 997 cm3

Puissance maxi 200 ch à 5 500 tr/min

Couple maxi 340 Nm à 1 300 tr/min

Moteur électrique Rotor synchrone

Batterie 46,2 V Lithium-Ion

Transmission

Boîte Automatique à 9 rapports ZF

Direction assistée Electrique

Blocage de différentiel Central automatique

Freinage

Avant Disques ventilés 325 mm

Arrière Disques 300 mm

ROUES

Jantes 20 pouces

Pneus Pirelli Scorpion Zero AT en 235/50R0

PERFORMANCES

0-100 km/h 8,5 s

Vitesse maximum 216 km/h

CONSOMMATION

Cycle mixte 10,4l/100*

Rejets de CO2 176 g/km

Contenance du réservoir 67 l

DIMENSIONS ET CAPACITÉS

Longueur 4 371 mm

Largeur max. 2100 mm

Hauteur 1 649 mm

Empattement 2 681 mm

Diamètre de braquage 11,6 m

Poids à vide min. 1845 kg

Passage de gué maxi 600 mm

Garde au sol 212 mm

Volume du coffre 591 l

Angle d’attaque 20,8°

Angle central 20,7°

Angle de sortie 30,6°

* mesurée par Land Mag

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