2020: le bout du tunnel pour Jaguar Land Rover?

Dans son bilan comptable pour l’année fiscale anglaise 2018, publié hier, le groupe Jaguar Land Rover a confirmé que les 12 derniers mois ont été une « annus horribilis » pour les deux marques. Mais son propriétaire, Tata Motors, se montre confiant en l’avenir, voulant sans doute couper court aux rumeurs de rachat par PSA…

Le groupe JLR a précisé dans ce document avoir subi en 2018 la plus lourde perte de son histoire, d’une valeur de 3,6 milliards de livres (4,1 milliards d’euros). Pourtant, l’année s’est conclue sur une note positive, avec un retour de la rentabilité au quatrième trimestre et un bénéfice de 120 millions de livres. Mais cela n’a pas réussi à enrayer la spirale négative, notamment causée par une importante dépréciation d’actifs. De plus cette rentabilité a été causée non pas par une reprise des ventes, mais par les premiers effets du plan d’économies d’échelle lancée par le groupe en début d’année.

Le chiffre d’affaires de Jaguar Land Rover est ainsi passé de 25,8 milliards de livres en 2017 à 24,2 milliards en 2018. L’origine principale de cette baisse vient du marché chinois, où les ventes de JLR ont subi une forte réduction, qui n’a pu être compensé par la croissance des marchés britannique et américain (plus de 8 %). Résultat : une baisse de 5,8 % des ventes du groupe dans le monde entier sur les 12 dernier mois, avec 578 915 unités. Le groupe retourne à un niveau inférieur à l’année 2016 ( 583 313 modèles vendus) mais supérieur à celui de 2015 (521 571 modèles vendus).

L’indien Tata Motors a toutefois voulu tempérer ces résultats en assurant toute sa confiance dans les deux marques anglaises. Tata s’attend à ce que sa filiale haut de gamme renoue avec la rentabilité sur l’exercice en cours, commencé en avril, à la faveur de réductions de coûts et d’un redressement de la demande en Chine. « Les indicateurs (en Chine) ont commencé à se stabiliser, la rentabilité a accéléré de manière spectaculaire et dans le même temps, nos stocks auprès des concessionnaires ont baissé de manière significative », a déclaré le directeur financier P.B. Balaji, en répétant que Tata ne projetait pas de vendre JLR. « Nous devrions commencer à voir la Chine renouer avec la croissance d’ici un trimestre. »

 

À propos Vincent Boigey

Journaliste à Land Mag

2 plusieurs commentaires

  1. Luxe, luxe et encore luxe
    Ça craint pour le New def

  2. En vendant leurs bagnoles au prix d’une navette spatiale ils n’arrivent pas à être rentable ? Le marketing ne fait pas tout… ils ont bien fait d’arrêter le defender non ? quand à Peugeot, je ne vois pas ce qu’un fabricant chinois ferait d’un tel caillou dans sa chaussure ?

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X