Essais Essai : les Defender du G4 Challenge

Essai : les Defender du G4 Challenge

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Pour les esprits chagrins qui trouvent que le G4 Challenge, l’épreuve multi-sports organisée par Land Rover, n’est pas assez axé sur le franchissement, la rédaction de Land Mag n’a pas hésité à donner d’elle-même et leur prouver le contraire. L’essai de la gamme des Land utilisés sur les sélections françaises du G4 fut une bonne occasion de rendre justice à leur potentiel ! Les Defender 90 et 110, le Discovery 3 et le Range Rover Sport ont chacun montré le meilleur d’eux-mêmes au cours d’un cocktail d’épreuves vitaminées à Montalet-le-Bois, sur le vaste Domaine du Maleyrat. Pour cet essai rétro on commence avec les deux modèles de Defender engagés sur ce G4 Challenge.

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Le Defender 90, l’agilité faite loi

Le Defender 90 est, entre guillemets, le plus dépouillé de cette gamme de Land G4 Challenge. Par rapport à ses collègues généreusement équipés, il ne peut compter que sur sa peinture, son stickage et ses pneus Goodyear Wrangler MT/R (à surveiller sur route humide) pour évoquer la grande aventure. Mais cela lui suffit largement. On serait presque tenté de dire que cela l’avantage, car comparé aux gros 110, Discovery 3 et Range Rover Sport, le 90 fait figure de poids plume. Son châssis court lui permet de se faufiler avec adresse dans les sous-bois du Domaine du Maleyrat, lieu de nos essais et ancien site des sélections nationales du Camel Trophy. Il est également taillé pour zigzaguer avec finesse au-dessus des ornières les plus profondes. De plus, dépourvu de la galerie équipée de phares Xenon des trois autres Land, il peut voir venir les branches basses sans sourciller. Sur une zone de franchissement, il est difficile de mettre ce Land en difficulté. Doté de l’option couplée ABS-ETC, l’aide électronique à l’adhérence, le 90 ne fait que progresser, avancer, grimper sans sembler vouloir s’arrêter. Dans les fortes montées, avec son châssis court, cela en devient même presque dangereux, car le moteur 2,4 l TD est équipé d’un système anti-calage. Du coup, en première courte, on a vite fait de subir les ambitions du 4×4. Quoiqu’il en soit, avec ses quatre places assises, ce Def 90 constitue le véhicule de liaison idéal, à la fois agile et inarrêtable. Cependant, les candidats français du G4 Challenge s’en serviront pour prouver leurs compétences en mécanique.

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Le Defender 110, maître du bourbier

La plupart des baroudeurs vous le diront, on n’a jamais fait mieux que le Defender 110 station wagon pour les voyages au long cours. Alors forcément, il était inévitable que ce véhicule symbolique connaisse sa déclinaison G4 Challenge. Chaussé comme il se doit des pneus Goodyear Wrangler MT/R, il roule sur le bitume en se faisant entendre, mais sa tenue de route reste acceptable, tant qu’il ne tombe pas des cordes. De toute façon, la chaussée goudronnée n’est évidemment pas l’environnement premier de ce Land-là, qui ne demande qu’à aller jouer dans la boue. Avec sa rampe de quatre phares au Xenon sur sa galerie de toit expédition qui inondent les sous-bois de lumière blanche, aucune difficulté du terrain n’échappe au conducteur. Dans un bourbier, ils sont évidemment moins utiles, mais le Def 110 n’a de toute façon pas de grandes difficultés à craindre. Pour peu que la trajectoire soit bien négociée dans les ornières, le long empattement du Land et les talents de sa motorisation 2,4 l TD à bas régime font largement l’affaire. Avec le renfort de l’ETC en cas de patinage prononcé, ce Land bénéficie de tous les atouts pour progresser sans trop difficulté. Conçu ici en version station wagon à cinq places, et intégralement équipé de tapis de sol en caoutchouc, ce Def dispose d’un immense espace de chargement qui ne craint pas de recevoir les affaires dégoulinantes de boue de ceux qui auront pataugé, par plaisir ou par nécessité. Les candidats du G4 Challenge utiliseront ce Defender et un autre, mais équipés d’un treuil, pour les épreuves d’utilisation de cet accessoire et aussi de franchissement.